jeudi 14 juillet 2016

Santé : comment soigner l'allergie aux pollens ?

Au niveau santé c'est pas la forme : nez qui coule, qui se bouche, qui démange ; éternuements ; yeux irrités et qui, souvent, larmoient ; gorge qui gratte...


L'allergie aux pollens touche près de trois personnes sur dix. Avec des troubles de sévérité variable, mais qui peuvent gêner les activités quotidiennes et engendrer de la fatigue. Pourtant, beaucoup de personnes se soignent tant bien que mal, car il faut en moyenne sept ans avant que le diagnostic ne soit posé !


comment soigner l'allergie aux pollens ?

Comment soigner l'allergie aux pollens ?




Que faire pour vous soulager ?

   ► Vous pouvez prendre des comprimés d'antihistaminiques, vendus sans ordonnance. Ils sont efficaces pour atténuer l'écoulement nasal, les éternuements et les démangeaisons (pas d'action sur l'obstruction nasale), ainsi que les symptômes oculaires. 
Les molécules en vente libre ne sont pas les plus récentes, et certaines ont des effets secondaires de somnolence. Privilégiez la cétirizine ou la loratadine, et évitez la polaramine. Si vous êtes ennuyée pendant plusieurs semaines, traitez-vous en continu.

   ► Des antihistaminiques en spray nasal ou collyre sont aussi en vente libre. Ils peuvent venir en complément des comprimés.

   ► Usez des sprays d'eau de mer. Ils lavent la muqueuse nasale et éliminent les grains de pollens qui l'agressent. Ils peuvent aussi éviter le passage à une surinfection, favorisée par l'allergie. Les sprays spécifiques " nezallergiques ", enrichis en cuivre et en manganèse, peuvent être un plus pour protéger la muqueuse.

   Nettoyez vos yeux au sérum physiologique, y compris vos cils " garnis " de particules de pollens.

   Des dispositifs médicaux en spray forment un gel sur la muqueuse nasale pour constituer une protection " mécanique " en prévention (NoAL, Stérimar Stop Protect). Pourquoi ne pas essayer... vous éviterez peut-être une rhinite allergique.




Allergie aux pollens, ce qui faut éviter absolument


Les comprimés associant un antihistaminique et un vasoconstricteur (pseudoéphédrine) pour déboucher le nez. Bien qu'en vente libre pour la rhinite allergique, ils présentent de nombreuses contre-indications et exposent à des effets secondaires. 
Le vasoconstricteur resserre les vaisseaux du nez, mais aussi de l'ensemble du corps : il peut augmenter la tension artérielle, diminuer l'irrigation du cœur avec de possibles risques d'angine de poitrine, ou d'infarctus.

Les formes nasales associant ce duo : elles peuvent provoquer des lésions dans la paroi nasale.

La piqûre de cortisone retard (comme Kenacort). En effet, la substance est délivrée dans le corps durant 3 mois, avec beaucoup d'effets secondaires possibles : cela peut déséquilibrer un diabète, une hypertension, ou encore causer une plaie dans la fesse... Inutile et dangereux !




Allergie aux pollens, comment moins s'exposer ?


   ► Pour ne pas exacerber vos symptômes, évitez l'exposition aux pollens. En effet, des pics de pollens et de pollution associés décuplent les troubles. Pour cela, quelques mesures sont à prendre lors de périodes à risque... 

   ► Aérez votre maison tôt le matin ou tard le soir, pas en milieu de journée où il y a beaucoup de pollens dans l'air.

   ► Évitez les promenades au bois ou au parc en cas d'allergie aux pollens d'arbres, ou de pique-niquer dans la nature en cas d'allergie aux graminées. En voiture, roulez vitres fermées. En revanche, à vélo, vous équiper d'un masque ne protège pas : ils ne filtrent ni les pollens, ni les fines particules polluantes.

   ► Lavez votre visage en rentrant le soir, rincez vos cheveux ou, au moins, brossez-les bien pour ne pas garder les pollens sur vous et éviter qu'ils ne se déposent sur l'oreiller.



Allergie aux pollens, quand faut-il consulter ?


   ► Si vos troubles durent dans le temps, le médecin peut vous prescrire des antihistaminiques récents (bilastine), qui n'entraînent pas du tout de somnolence, et des corticoïdes en sprays, efficaces sur le nez très bouché. Si, à la longue, ces derniers vous provoquent de petits saignements (ils affinent la muqueuse), arrêtez deux ou trois jours. Pour des crises violentes, des corticoïdes en comprimés peuvent être préconisés, mais quelques jours seulement.

   ► Si vous avez des quintes de toux ou des essoufflements, consultez : votre allergie peut évoluer vers un asthme et un traitement antiasthmatique s'impose.

   ► Si, en mangeant des fruits, vous avez des picotements dans la bouche, un gonflement des lèvres, allez voir un allergologue. Allergique aux pollens, on peut développer des allergies croisées aux fruits à cause de la présence de composés communs. Cela se limite souvent à des réactions locales, mais peut entraîner une réaction générale.

   Si vous êtes ennuyée pendant plusieurs mois, prenez les devants pour l'an prochain avec un rendez-vous chez un allergologue en automne. Une désensibilisation (prises de petites doses d'allergènes en gouttes ou comprimés) peut être prescrite afin que votre système immunitaire finisse par tolérer les pollens. Si vous débutez en automne ou hiver, vous aurez déjà une amélioration au printemps suivant. Mais il faut poursuivre sur trois ans pour être ensuite tranquille plusieurs années.