Les principaux facteurs de risque d'AVC sont l'obésité, l'hypertension, le tabagisme, le diabète et l'hypercholestérolémie.
Dans les pays industrialisés, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont la troisième cause de mortalité (de 10 à 12 %) et la première cause de handicap. En France, plus de 130 000 personnes en sont victimes chaque année et 50 000 en meurent. 90 % de ceux qui y survivent gardent de lourdes séquelles.


AVC causes  symptômes de l'accident vasculaire cérébral


Quelles sont les causes d'un AVC


Environ 80 % des AVC sont ischémiques, c'est-à-dire qu'ils sont causés par la formation d'un caillot de sang qui bloque le flux sanguin vers une partie du cerveau. La plupart du temps, ces caillots se forment dans une artère déjà rétrécie par l'athérosclérose, soit dans le cerveau, soit, plus couramment, dans la carotide (artère du cou). 

Dans 20 % des cas, les AVC sont d'origine hémorragique : rupture d'un vaisseau sanguin ou traumatisme crânien. Les accidents hémorragiques, plus souvent mortels que ceux déclenchés par un caillot de sang, se rencontrent davantage chez les personnes hypertendus.


Quels sont les symptômes d'un AVC


Les signes avant -coureurs d'un accident vasculaire cérébral peuvent être : une fatigue soudaine ; l'engourdissement d'un côté du visage, d'un bras ou d'une jambe ; la difficulté à parler ou à comprendre ; la vision altérée d'un côté ; un étourdissement ou une chute inexplicable.

Une intervention immédiate s'impose, même si les symptômes disparaissent, comme dans le cas d'un accident ischémique transitoire (AIT) fait présager à un AVC avéré. Un traitement rapide peut sauver la vie et diminuer les séquelles permanentes, qui consistent en des atteintes de la motricité, du langage, de la vision ou des fonctions mentales.

Prévenir un accident vasculaire cérébral


Bien que la mortalité par AVC tente à diminuer grâce aux progrès de la neurochirurgie et de la réanimation, le nombre total d'accident vasculaire cérébral augmente sans cesse avec le vieillissement de la population.

Même si nous en comprenons mieux les causes, les Européens sont de plus en plus nombreux à avoir de mauvaises habitudes qui augmentent le risque d'AVC : consommation excessive de tabac, obésité et sédentarité.

L'alimentation joue un rôle important dans la réduction et même l'élimination des facteurs de risques. La plupart des recommandations alimentaires faites aux personnes souffrant d'une maladie cardiaque, d'hypertension artérielle ou de cholestérolémie s'appliquent aussi aux personnes à risque ou ayant été victimes d'un AVC.

L'AIT, est un signal d'alarme. L'AIT (accident ischémique transitoire) est en réalité un mini-AVC pendant lequel une partie du cerveau est temporairement privée d'un apport suffisant de sang. Une enquête récente a montré que 2,5 % des personnes de plus de 18 ans sont victimes de ce genre d'incident, relativement courant chez les personnes âgées. Bien qu'il soit de courte durée, pouvant aller de quelques secondes à 24 heures, et qu'il ne laisse aucune séquelle durable, un AIT est un avertissement. On estime que 30 % des personnes qui ont eu un AIT feront un AVC avéré.


Alimentation pour éviter un AVC


Adopter une alimentation pauvre en graisses.
Diminuer l'apport des graisses, surtout les graisses saturées d'origine animale, les graisses solides (palme et coco), constitue un bon point de départ. Vitamines, minéraux et flavonoïdes seront fournis par les fruits, les légumes, les légumineuses (notamment les lentilles) et les fruits secs oléagineux.

Les fibres solubles, que l'on trouve dans l'avoine, les lentilles et les graines de lin, aident à contrôler le taux de cholestérol et à réduire les risques d'athérosclérose ; cette dernière génère un rétrécissement des artères et la formation de caillot de sang qui peuvent bloquer la circulation sanguine cérébrale.

Des études scientifiques indiquent que manger des fruits secs oléagineux (amandes surtout) peut réduire le risque d'AVC. On pense que c'est le resvératrol, un phytonutriment aux effets antioxydants  présent dans les noix et le raisin, et donc dans le vin rouge, qui inhibe la formation de caillots de sang et favorise la dilatation des vaisseaux sanguins.

Des études de cohorte semblent indiquer que les flavonoïdes alimentaires, comme la quercétine des pommes et des baies, peuvent réduire les dépôts de cholestérol dans les artères, dépôts susceptibles de bloquer le flux sanguin vers le cerveau.

Consommer beaucoup d'oméga-3.
D'autres aliments semblent diminuer les risques d'AVC. Les acides gras oméga-3, présents dans certains poissons, aident à prévenir la formation de caillots de sang en diminuant l'adhérence des plaquettes.

Les médecins recommandent de manger deux ou trois fois par semaine du saumon, de la truite, du maquereau, des sardines ou d'autres poissons gras des eaux froides. Les noix de Grenoble et huiles de noix, de colza et de soja, ainsi que les légumes à feuilles vert foncé, sont également riches en oméga-3.

Manger de l'ail et des oignons crus.
L'ail et l'oignon diminueraient la formation de caillots de sang et renforceraient les mécanismes naturels d'anticoagulation. Pour un effet optimal, il est préférable de les consommer crus ; on les propose aussi sous forme d'extraits, qui ne semblent pas toujours aussi efficaces que les aliments frais.

Essayer les champignons chinois.
Le champignon séché dit oreille-de-judas (mo-er en chinois) aurait un effet similaire. Réhydraté avec un peu d'eau bouillante, il aromatise les soupes et les ragoûts.
D'après une étude récente, consommer 1 cuillerée à soupe du champignon réhydraté trois ou quatre fois par semaine s'avère aussi efficace pour prévenir les AVC et les infarctus qu'un comprimé d'aspirine par jour, sans le risque d'irritation gastro-intestinale.

Consommer des aliments riches en vitamines, minéraux et antioxydants.
Un nombre croissant d'études scientifiques montre que la vitamine E diminue, elle aussi, la formation de caillots : cet antioxydant se trouve dans les fruits secs oléagineux (amandes, noix...), le germe de blé et les légumes à feuilles vert foncé.

D'autres antioxydants comme la vitamine C, qui est présente dans la plupart des fruits (en particulier les agrumes, le kiwi et les fraises) et les légumes (notamment les choux, le persil et les épinards), renforcent la parois des vaisseaux et fournissent une protection contre les hémorragies cérébrales. En outre, les fruits et les légumes sont riches en potassium, qui contribue à maintenir une tension artérielle normale.

Enfin, toute personne hypertendue ou qui a des antécédents familiaux d'hypertension ou d'AVC devrait limiter sa consommation de sel ; l'abus de sodium principal composant du sel ou chlorure de sodium, augmente le volume hydrique de l'organisme et, en conséquence,élève la pression sanguine.

Diminuer l'alcool et ne pas fumer.
De nombreuses études relient la consommation d'alcool (plus de deux verres par jour pour un homme et plus d'un verre pour une femme) à une plus grande incidence d'AVC ; le risque s'accroît chez les fumeurs. En revanche, s'en tenir à deux verres de vin par jour pour les hommes et un verre pour les femmes semble diminuer ce risque.

Se dépenser, faire une activité physique.
Faire régulièrement de l'exercice diminue les risques d'AVC et d'infarctus en aidant à maintenir le poids et les taux de cholestérol sanguins à un bon niveau, tout en procurant un grand sentiment de bien-être.


Le saviez- vous ?


L'alimentation peut réduire de 43 % le risque d'AIT ou d'AVC.
Une étude menée auprès de 43 000 professionnels de la santé a montré que les hommes qui mangeaient de 85 à 140 g de poisson une à trois fois par mois avaient 43 % moins de risques de subir, dans les 12 années à venir, un AIT (accident ischémique transitoire) ou un AVC causé par un caillot de sang. Le fait d'en consommer plus souvent ne modifiait pas sensiblement les résultats, prouvant qu'une petite quantité suffit.

Une étude auprès d'environ 80 000 femmes a fait apparaître, elle aussi, que manger du poisson réduisait l'incidence des accidents ischémiques (causés par un caillot), lesquels représentent 80 % des AVC.

Avec deux à quatre plats de poisson par semaine, ces femmes diminuaient le risque de 48 %, alors qu'il n'était que légèrement réduit avec un repas de poisson par semaine au moins.

Enfin, une étude a suggéré qu'hommes et femmes pouvaient réduire le risque d'accident ischémique en prenant cinq à six portions de légumes et de fruits (agrumes, entre autres) chaque jour.