vendredi 6 janvier 2017

Instabilité vésicale : vessie hyperactive, vessie irritable

L'incontinence urinaire par instabilité vésicale est caractérisée par des contractions désordonnées du muscle détrusor alors que la vessie est peu remplie, ce qui déclenche un besoin urgent d'uriner. Ces contractions s'accompagnent d'une augmentation de la pression au sein de la vessie.


Aussi longtemps que la pression vésicale est inférieure à celle du sphincter, ce dernier reste fermé et aucun écoulement d'urine ne se produit. Dans la situation inverse, le verrou du sphincter est forcé et ne parvient plus à retenir l'urine. Il y a donc, fuites urinaires.


Instabilité vésicale : vessie hyperactive, vessie irritable

Dans la littérature, de nombreux termes sont utilisés pour désigner cette forme d'incontinence : incontinence par impériosité vessie hyperactive, vessie irritable, urgence mictionnelle, besoins urgents, etc. Ainsi, il n'est pas toujours facile de trouver son chemin dans la jungle des dénominations.



Instabilité vésicale, les causes


Les causes de l'hyperexcitabilité de la vessie ne sont pas toujours connues. Toutefois, cette forme d'incontinence coexiste souvent avec une infection des voies urinaires. Chez l'homme, elle est souvent due à une augmentation du volume de la prostate.

Par ailleurs, certaines maladies neurologiques comme la sclérose en plaque, le neuropathie diabétique ou les accidents vasculaires cérébraux peuvent être à l'origine d'une hyperexcitabilité vésicale.

Formes mixte : sachez que certaines personnes souffrent à la fois d'incontinence d'effort et d'incontinence par impériosité. On parle alors d'incontinence mixte, qui représente près de 40 % des cas d'incontinence chez la femme.


Instabilité vésicale, traitements


Traitement par la kinésithérapie
si vous souffrez d'une incontinence par impériosité, la kinésithérapie couplée au biofeedback peut s'avérer efficace. Son principe : elle bloque les contractions désordonnées de la vessie en renforçant les muscles du plancher pelvien. Quant à la stimulation électrique, elle vise à inhiber directement les contractions désordonnées du muscle détrusor.

Traitement comportemental :
le traitement comportemental vise à rééduquer le cerveau par un entraînement approprié de la vessie. Son objectif : vous aider à mieux contrôler votre vessie, en supprimant les contractions désordonnées du muscle détrusor. Sachez toutefois que la réussite du traitement dépend en grande partie de votre motivation.

Traitement médicamenteux :
lorsque ces mesures citées ci-dessus sont inefficaces, votre médecin peut être amené à vous prescrire un anticholinergique. Ces médicaments agissent en bloquant les transmissions nerveuses entre les nerfs qui contrôlent la vessie et le muscle vésical. Souvent très efficaces, ces médicaments ne sont toutefois pas dépourvus d'effets indésirables.
Ainsi, peuvent s'observer : sécheresse de la bouche, vision trouble, fatigue ou difficultés d'uriner.

Si vous souffrez de glaucome, il faut absolument éviter de prendre ces médicaments. Une solution de rechange aux anticholinergiques est la prise d'un antidépresseur tricyclique de type amitriptyline ou imipramine.

Traitement par neuromodulation :
pour les personnes ne répondant pas aux médicaments, certains experts préconisent une nouvelle technique innovante : la neuromodulation des racines sacrées. Elle consiste à délivrer de faibles impulsions électriques, qui permettent de contrôler le fonctionnement de la vessie.



Incontinence par instabilité vésicale, précaution et alimentation


Changez votre alimentation et votre mode de vie ! La fumée de cigarette irrite la vessie et la rend instable. Le café et le thé sont encore plus néfastes, car ils incitent les reins à produire davantage d'urine, ce qui accroît l'instabilité de la vessie. Le vin la bière et les spiritueux ont le même effet. Consommez-les avec grande modération : votre vessie vous en sera reconnaissante.