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Gynécologie : frottis, règles, contraception...

Même quand tout va bien, dès le début de sa vie sexuelle, chaque femme devrait faire une consultation de gynécologie au moins une fois par an. Effectué par un gynécologue ou un généraliste, ce suivi régulier est un gage de sécurité : le cancer du sein, le cancer du col de l'utérus, les infections sexuellement transmissibles (IST) se soignent mieux quand ils sont détectés tôt. Si quelque chose ne va pas, c'est aussi l'occasion de parler contraception, ou rapports sexuels.


Gynécologie : frottis, règles, contraception...


Quand faut il faire un frottis ?


La Haute Autorité de santé recommande aux femmes un frottis dès l'âge de 25 à 65 ans au moins tous les trois ans, après deux premiers examens normaux pratiqués à un an d'intervalle. Mais beaucoup de médecin préconise un frottis annuel tant qu'il n'y a pas de partenaire sexuel stable, et ce, dès 20 ans.

Le frottis peut être pratiqué par votre gynécologue, votre médecin généraliste ou une sage-femme. Vous pouvez aussi vous rendre dans un centre de santé de l'Assurance maladie, au Planning familial. Ou encore directement en laboratoire, sur prescription médicale.



Douleurs pendant les règles, que faut-il faire ?


Les médicaments anti-inflammatoires type ibuprofène sont particulièrement efficaces, car ils diminuent la production de prostaglandines, les hormones à l'origine de vos douleurs menstruelles. Avalez-le toujours avec un grand verre d'eau, au milieu du repas, pour limiter les effets secondaires sur le plan digestif.

Oubliez l'aspirine, elle augmenterait vos saignements. Même si vous êtes patraque, essayez de faire du yoga, du vélo, de la natation, de la marche... En augmentant le flux sanguin dans la région du bas-ventre, l'activité physique oxygène les muscles, atténuant ainsi les contractions. Et, bien sûr, appliquez une bouillotte sur votre ventre ou prenez un bain chaud, là aussi pour détendre votre bas-ventre.

Mais surtout n'hésitez pas à aborder le sujet avec votre médecin à l'occasion d'une prochaine consultation. Les douleurs des règles ne sont pas une fatalité. Après s'être assuré de l'absence de troubles associés (endométriose, fibrome, kyste), votre médecin vous proposera le traitement le mieux adapté (stérilet hormonal, pilule minidosée, comprimés ou suppositoires d'anti-prostaglandines).



Saignements entre les règles


Si vous n'avez plus vos règles et que des saignements apparaissent uniquement après des rapports sexuels, le problème s'explique probablement par une petite inflammation du col de l'utérus. Cela n'a rien d'inquiétant et ça se traite avec des ovules. Si ces saignements apparaissent sans raison apparente, l'explication est très certainement hormonale. Certaines femmes, sous stérilet hormonal, sous implant ou sous pilule minidosée, souffrent de petits saignements intempestifs.

Sans aucune gravité, ce phénomène s'estompe généralement au bout de trois à six mois. Quoi qu'il en soit, toute perte de sang en dehors des règles pouvant faire suspecter une infection, mieux vaut faire faire un frottis. En période de pré-ménopause ou de ménopause, le médecin préférera aussi s'assurer de l'absence de lésions au niveau des ovaires ou de l'utérus avec une échographie.


Changer de moyen de contraception


Rien ne vous l'interdit. Mieux vaut cependant refaire le point régulièrement. Aux alentours de la quarantaine, les œstrogènes contenus dans les patchs, les anneaux contraceptifs et certaines pilules peuvent en effet augmenter les risques de pathologies gynécologiques ou cardiovasculaires, surtout quand on fume et/ou présente un fort surpoids.

Attention aussi aux stérilets classiques en cuivre : ces dispositifs ont tendance à augmenter la durée et l'intensité des saignements. Or, à l'approche de la pré-ménopause, les règles ont naturellement tendance à être plus abondantes. Les alternatives possibles ? Un implant ou un stérilet hormonal.


C'est normal d'avoir des pertes ?


Si vous avez des pertes inodores et incolores, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. En cas de gêne, portez des protège-slips. Mais attention, jamais de tampon ! Si vos pertes tachent, ont une odeur désagréable et/ou sont irritantes, il faut consulter, car elles peuvent être dues à la présence de chlamydiae, de mycoplasmes ou encore de gonocoques.

Si vous laissez traîner, ces germes vont favoriser les mycoses, mais aussi multiplier les risques d'infections urinaires à répétition, ou encore déboucher sur une salpingite, une inflammation des trompes à l'origine de problèmes de fertilité et de grossesses extra-utérines.



Comment venir à bout des mycoses ?


Même si les mycoses peuvent s'en aller le plus souvent toutes seules, mieux vaut rapidement mettre en place un traitement à base d'ovules antifongiques. Vous limiterez ainsi les risques de récidives. Pensez également aux tampons imprégnés de probiotiques : portés pendant les règles, ils peuvent contribuer à rééquilibrer la flore vaginale.

Essayez par ailleurs d'identifier les facteurs déclenchant : port de pantalons serrés, de sous-vêtements synthétiques ou de maillot de bain mouillé, prise d'antibiotiques, toilette avec un produit non adapté à l'hygiène intime...



Causes des cystites


Chez la femme, la distance séparant l'appareil urinaire du vagin et de l'anus est relativement faible et l'urètre, le canal d'évacuation de l'urine, particulièrement court. Voilà pourquoi il arrive que des germes vivant normalement dans le côlon se retrouvent devant l'extrémité de l'urètre et remontent ce court chemin jusqu'à la vessie où ils se multiplient, provoquant une cystite.

Le climat hormonal joue également un rôle. Les femmes enceintes, sous pilule ou ménopausée sont plus facilement sujettes aux cystites. Un éventuel lien avec les règles ou le stress n'a, en revanche, jamais été prouvé.

Pour diminuer la fréquence des cystites, la priorité est de boire 1,5 litre d'eau par jour pour diluer les urines. Et de ne jamais se retenir d'uriner, pour éviter que les urines ne stagnent dans la vessie. Il faut savoir que les médecins considèrent qu'il n'y a rien d'anormal à ce qu'une femme fasse jusqu'à quatre cystites par ans. Ce n'est qu'au-delà qu'ils peuvent être amenés à prescrire des examens plus approfondis.



Surveillance des seins


Comment assurer une bonne surveillance des seins ? À tout âge, une autopalpitation mensuelle et un examen clinique annuel permettent de détecter tôt une éventuelle masse suspecte. Tout changement dans l'apparence des seins (renflement ou rétractation de la peau, rougeur, écoulement...) nécessite également une consultation.

À partir de 40 ans, c'est le médecin, au vu des antécédents familiaux, qui va décider s'il faut ou non passer une mammographie. À partir de 50 ans, le dépistage par mammographie du cancer du sein devient systématique. Entièrement pris en charge par l'Assurance maladie, il a lieu tous les deux ans.



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